Tutoriel #4 : LE CORPS ET L’ESPACE

Lancer la vidéo FLIPFest Tutoriel: Quelques trucs pour parler devant un public dans une boite de dialogue Avertissement : Ce contenu web peut comporter des obstacles à l'accessibilité, si la ressource provient d'un tiers qui n'est pas assujetti au standard de la loi ontarienne.

Connaître ton texte par cœur, bien prononcer chaque syllabe de ton discours et ce, avec toutes les bonnes intonations, c’est bien, mais ça ne sert à rien si personne ne t’écoute ! Pour garder l’intérêt du public, il faut s’assurer de bien utiliser son espace de jeu, que ce soit le devant de la classe ou la grande scène du FLIPFest. Tu dois d’abord faire une entrée remarquée, ensuite, tu peux te promener lentement en plaçant des arrêts ici et là en t’assurant de varier le rythme de tes mouvements pour capter l’attention du public. Quand tu as un message important à livrer, reste en place, pour marquer le moment et les gens vont mieux t’écouter. Ensuite, tu peux te déplacer de nouveau dans l’autre direction pour débuter ton prochain argument. C’est ce qui s’appelle en anglais le « Walk and Talk ». Tu peux te servir de tout ton espace de jeu, pas juste de la gauche à la droite, mais la profondeur aussi ! Tu communiques donc à ton auditoire que tu es en contrôle de ton discours et que tu te sens à l’aise devant eux. Ça donne l’impression que tu as confiance en toi et ça donne encore plus envie de t’écouter !

Puisque 90 % des communications humaines sont non-verbales, il faut aussi faire attention à ce qu’on communique avec le reste de notre corps, notamment, par la posture. Se décroiser les bras, se rehausser les épaules et parler avec ses mains, ça crée une ouverture, ça rehausse le ton et ça aide à se faire comprendre par ceux qui ne sont pas aussi confortables à parler en français que nous.

Monter sur scène, ça veut aussi dire qu’il faut être allumé, ou à « ON » comme on dit. Si un membre de notre équipe est en train de parler, il faut l’écouter pour que le public fasse la même chose ! Il faut aussi être conscient de ses tics nerveux, comme se jouer dans les cheveux ou se balancer en parlant. Se filmer et se réécouter, c’est une bonne manière de s’analyser.